Phoronix publie les premiers benchmarks du CPU NVIDIA Vera sous Linux, avec 88 coeurs ARM Olympus et de grosses performances serveur.
NVIDIA Vera : le CPU ARM maison impressionne déjà sous Linux
NVIDIA n’attaque plus seulement le datacenter avec des GPU : Vera montre aussi que le constructeur prend très au sérieux la partie CPU.
Phoronix a publié les premiers benchmarks publics du CPU NVIDIA Vera sous Linux.
Et non, Vera n’est pas un GPU. C’est un processeur ARM serveur conçu par NVIDIA pour les workloads datacenter, IA agentique, orchestration, compilation, bases de données et traitements modernes autour de l’IA.
Le point intéressant, c’est que NVIDIA ne se contente plus d’assembler des briques autour de ses GPU. Avec Vera, l’entreprise utilise ses propres coeurs CPU maison, appelés Olympus.
NVIDIA Vera
88 coeurs Olympus
176 threads
Armv9.2
LPDDR5X
jusqu’à 1,2 To/s de bande passante mémoire
TDP socket jusqu’à 450 W
Vera doit notamment servir de CPU hôte dans les plateformes Vera Rubin NVL72, où il accompagne les futurs GPU Rubin. NVIDIA prévoit aussi des systèmes CPU standalone.
D’après Phoronix, les premiers résultats sont très solides. Michael Larabel parle même des meilleures performances jamais vues de son côté sur une plateforme ARM, avec une compétitivité face aux CPU serveur AMD EPYC et Intel Xeon rarement observée sur autre chose que du x86_64.
Il faut quand même garder une nuance : ce sont des premiers benchmarks, réalisés sur une plateforme de préproduction chez NVIDIA, avec un périmètre de tests limité. La consommation et les fréquences n’ont pas pu être monitorées dans ce premier article, donc il faudra attendre d’autres tests pour juger le rapport performance/watt proprement.
Côté Linux, c’est aussi plutôt rassurant. Phoronix indique que le support upstream est déjà en bonne forme, avec les principaux pilotes dans le noyau Linux 7.1+ et une compatibilité attendue avec les distributions ARM64 serveur comme Ubuntu ou Fedora.
Le support compilateur est aussi déjà là :
GCC 16.1+
LLVM Clang 21+
C’est un détail important. Pour qu’un CPU serveur ARM soit crédible, il ne suffit pas d’avoir une fiche technique impressionnante. Il faut aussi que Linux, les compilateurs, les distributions et les outils suivent.
Le vrai signal ici, ce n’est pas seulement “NVIDIA a fait un gros CPU”. C’est que NVIDIA construit de plus en plus toute la plateforme : CPU, GPU, réseau, DPU, interconnexion, logiciels et pile IA. Pour les datacenters, ça change la discussion face à Intel et AMD.
Pour le grand public, il ne faut pas s’attendre à acheter un CPU Vera pour monter un PC gaming. On est sur du matériel datacenter, pensé pour les racks IA et les grosses infrastructures.
Mais pour l’écosystème Linux, ARM serveur et IA, le sujet est important. Si NVIDIA arrive à livrer un CPU ARM vraiment compétitif, avec un bon support logiciel, ça peut peser lourd dans les prochaines générations de serveurs.
Benchmarks Phoronix du NVIDIA Vera
Annonce NVIDIA Vera CPU