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IPv6 franchit le cap des 50 % chez les utilisateurs de Google

RAPIDE 22/06/2026 · 10:58 IPV6 IPV4 GOOGLE APNIC +3

Plus de 50 % des utilisateurs de Google accèdent désormais à ses services en IPv6, mais cette mesure ne représente pas tout Internet.

IPv6 vient de franchir une étape symbolique : plus de la moitié des utilisateurs de Google accèdent maintenant à ses services avec ce protocole.
D’après les statistiques publiées par Google, le taux d’utilisation d’IPv6 a dépassé pour la première fois les 50 % autour du 23 avril 2026. Cette progression confirme que le protocole n’est plus réservé aux expérimentations ou à quelques réseaux spécialisés.

Il faut toutefois bien comprendre ce que représente ce chiffre. Google mesure la proportion de ses utilisateurs qui disposent d’une connexion IPv6 fonctionnelle et qui accèdent à ses propres services avec ce protocole.

Cela ne signifie donc pas que 50 % des sites, des serveurs ou de l’ensemble du trafic Internet utilisent désormais IPv6.
Google et APNIC n’obtiennent pas les mêmes chiffres
Au même moment, les mesures réalisées par APNIC Labs plaçaient la capacité IPv6 mondiale autour de 42 %. Cette différence ne veut pas dire que l’une des deux mesures est fausse : les méthodes et les populations observées ne sont simplement pas identiques.

Google s’appuie sur les utilisateurs de ses services. APNIC réalise ses mesures à partir de tests diffusés notamment via des publicités en ligne, puis pondère les résultats en fonction du nombre estimé d’internautes dans chaque pays.

Les données de Google peuvent aussi moins bien représenter certaines régions où ses services sont peu disponibles, notamment la Chine.
IPv6 franchit le cap des 50 % chez les utilisateurs de Google
Le taux d’adoption d’IPv6 dépend fortement du pays, de l’opérateur et du type de connexion. Une moyenne mondiale peut masquer des différences importantes entre les réseaux fixes et mobiles.
Des pays comme l’Inde, le Vietnam ou l’Arabie saoudite affichent déjà des taux particulièrement élevés. Dans d’autres régions, certains fournisseurs d’accès ne proposent toujours pas IPv6 ou ne l’activent pas automatiquement chez leurs abonnés.
Pourquoi IPv6 devient indispensable
IPv4 repose sur un espace d’environ 4,3 milliards d’adresses, ce qui n’est plus suffisant pour connecter directement tous les appareils actuels. Pour continuer à utiliser IPv4, les opérateurs doivent notamment recourir au NAT et au CGNAT, qui permettent à plusieurs clients de partager une même adresse publique.

IPv6 offre un espace d’adressage beaucoup plus vaste. Chaque appareil peut disposer de plusieurs adresses sans dépendre d’une succession de mécanismes de traduction.

Le protocole ne fait pas automatiquement disparaître les pare-feu et ne rend pas une connexion moins sécurisée. Il modifie surtout la manière d’adresser et d’acheminer les communications.
IPv4 ne va pas disparaître immédiatement
Malgré le franchissement de ce seuil, Internet fonctionne toujours avec deux protocoles. De nombreux services sont accessibles en IPv4 et IPv6, tandis que certains sites importants ne proposent encore aucune connexion IPv6 directe.

Les fournisseurs d’accès doivent donc continuer à maintenir des mécanismes de compatibilité : double pile IPv4/IPv6, CGNAT, traduction de protocoles ou encapsulation.

Cette cohabitation va probablement durer encore plusieurs années. Le cap des 50 % reste néanmoins important : IPv6 est désormais utilisé quotidiennement par une part majeure des internautes et ne peut plus vraiment être considéré comme une technologie marginale.

Vous pouvez vérifier si votre connexion prend en charge IPv6 avec un service de test en ligne.

Tester sa connexion IPv6

Sources :

Analyse publiée par APNIC
Statistiques IPv6 de Google
Mesures mondiales d’APNIC Labs
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